Conseil des ministres : plusieurs changements opérés dans l’administration publique.

Conseil des ministres : plusieurs changements opérés dans l’administration publique.

Le gouvernement de facto a procédé, ce mercredi, à une nouvelle série de nominations au sein de l’administration publique à l’occasion d’un Conseil des ministres tenu à Port-au-Prince.

Selon les informations disponibles, de nouveaux Directeurs généraux (DG) ont été désignés au niveau de plusieurs institutions publiques, notamment au ministère des Sports, au ministère à la Condition féminine ainsi qu’à l’ODVA.

Le Conseil a également validé la nomination de nouveaux délégués départementaux dans les départements de l’Artibonite, de l’Ouest et du Sud, dans un contexte marqué par plusieurs changements au sein des structures administratives de l’État.

Par ailleurs, le Premier ministre de facto a nommé des agents exécutifs intérimaires dans plusieurs communes du pays, dont Cité Soleil, Cap-Haïtien, Terre-Neuve, Anse-Rouge, Cayes-Jacmel et Grand-Goâve, entre autres.

Des vice-délégués ont aussi été désignés dans plusieurs arrondissements, notamment aux Gonaïves, à Port-de-Paix, au Cap-Haïtien et à Trou-du-Nord.

Ces nouvelles nominations interviennent dans un contexte politique et institutionnel particulièrement sensible, alors que plusieurs secteurs continuent de réclamer plus de stabilité et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

ArchipelEcho

Haïti – Insécurité : Massacre à Jean-Denis, l’Artibonite s’enfonce dans la terreur.

Haïti – Insécurité : Massacre à Jean-Denis, l’Artibonite s’enfonce dans la terreur.

La spirale de la violence armée en Haïti franchit un nouveau cap dramatique. Dans la localité de Jean-Denis, dans le département de l’Artibonite, un massacre d’une extrême gravité a été perpétré, plongeant une fois de plus la population dans la peur et le désespoir.
D’après un bilan provisoire communiqué par des organisations locales, plus de 70 personnes ont été tuées, une trentaine d’autres blessées, tandis qu’environ cinquante maisons ont été incendiées. Ces attaques, attribuées à des groupes armés opérant dans la région, ont également provoqué le déplacement massif de plus de 6 000 habitants, désormais livrés à l’errance et à la précarité.
Au-delà du choc des chiffres, cet événement met en lumière l’incapacité persistante de l’État haïtien à assurer la sécurité des citoyens, notamment dans des zones devenues des bastions de groupes criminels. L’Artibonite, autrefois considérée comme le grenier agricole du pays, est aujourd’hui l’un des épicentres de l’insécurité.
Le silence prolongé des autorités de la transition face à ce drame suscite de vives critiques. Plusieurs acteurs de la société civile dénoncent une absence de leadership et une défaillance grave dans la gestion de la crise sécuritaire, alors même que la population continue de payer le prix fort.
Cette tragédie relance également le débat sur l’efficacité des dispositifs actuels de sécurité et sur l’urgence d’une réponse nationale et internationale coordonnée. Sans une action rapide, structurée et durable, le pays risque de s’enfoncer davantage dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent.
Plus que jamais, la question de la protection des vies humaines et du rétablissement de l’autorité de l’État s’impose comme une priorité absolue.

Archipelecho

Me Osno Moncher installé comme Substitut Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Ouanaminthe.

Me Osno Moncher installé comme Substitut Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Ouanaminthe.

Le vendredi 12 mars 2026 marque une étape importante dans le renforcement de l’appareil judiciaire dans le Nord-Est d’Haïti. À cette date, Me Osno Moncher a été officiellement installé dans ses fonctions de Substitut Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Ouanaminthe, consacrant ainsi le parcours remarquable d’un juriste dont l’engagement, la compétence et la rigueur intellectuelle sont largement reconnus.

Titulaire d’une Licence en Droit obtenue à la Faculté de Droit, des sciences Économiques et de Gestion du Cap-Haïtien de l'Université d’État d’Haïti, Me Osno a poursuivi son perfectionnement académique à l’international en obtenant un Master en Droit international à l’Université de Limoges. Ce parcours universitaire solide témoigne d’une formation à la fois nationale et internationale, nourrissant chez lui une compréhension profonde des enjeux juridiques contemporains.

Mais Me Osno Moncher n’est pas seulement un juriste érudit. Il est également connu pour son éloquence exceptionnelle. Ancien champion national d’Haïti en discours improvisé, il s’est distingué très tôt par sa capacité à défendre les idées avec clarté, conviction et élégance. Cette maîtrise de la parole, alliée à une pensée juridique structurée, constitue aujourd’hui un atout précieux dans l’exercice de ses responsabilités au sein du parquet.

Avant son installation comme Substitut Commissaire du Gouvernement, Me Osno s’était déjà illustré dans la pratique du droit. Il a notamment exercé comme avocat auprès de l’OFATMA et de la Direction Générale des Impôts (DGI), deux institutions majeures de l’administration publique haïtienne. À travers ces expériences, il a développé une expertise solide dans les questions juridiques et administratives touchant à l’intérêt public.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Me Osno s’est également engagé avec passion dans le monde universitaire. Professeur à la Faculté de Droit du Cap-Haïtien, il y enseigne notamment la Philosophie du Droit, les Fondements Égyptiens du Droit Romain ainsi que le Droit international privé, contribuant ainsi à la formation intellectuelle et éthique de nombreuses générations d’étudiants en droit. À l’Université Publique du Nord du Cap-Haïtien (UPNCH), il dispense également des cours en Droit diplomatique et consulaire, Protocole et Droit des personnes, renforçant ainsi son rôle de bâtisseur de savoir et de guide pour la jeunesse.

Au-delà de ses titres et fonctions, ceux qui connaissent Me Osno Moncher décrivent un homme profondément attaché aux valeurs de justice, d’équité et d’éducation. Jeune juriste dynamique, rigoureux et visionnaire, il incarne une génération déterminée à redonner confiance dans les institutions et à promouvoir un État de droit véritable.

Dans sa pratique du barreau, il s’est souvent illustré par son engagement en faveur des plus vulnérables. Pour beaucoup, il est un véritable avocat des veuves et des orphelins, tant il a su porter la voix de ceux que la société laisse parfois en marge. Défenseur constant de la justice sociale, il n’a cessé de rappeler que le droit ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais un instrument de protection et de dignité pour tous les citoyens.

Son installation au parquet de Ouanaminthe apparaît ainsi comme la reconnaissance d’un parcours marqué par la discipline, la probité et un profond sens du devoir. Elle représente également un signal d’espoir pour une justice plus proche du peuple, plus attentive aux droits fondamentaux et plus ferme face aux injustices.

Dans un contexte national où les institutions judiciaires sont appelées à jouer un rôle central dans la consolidation de l’État de droit, l’arrivée de Me Osno Moncher à ce poste stratégique suscite de grandes attentes. Beaucoup voient en lui un magistrat animé par la passion de la justice, la force du savoir et la noblesse de l’engagement public.

ArchipelEcho salue cette nomination et adresse ses vœux de plein succès à Me Osno Moncher dans l’accomplissement de cette haute mission au service de la loi, de la République et du peuple haïtien.

Car, lorsque la compétence rencontre l’intégrité et que le savoir se met au service de la justice, c’est toute la société qui avance.

 

ArchipelEcho

 

Consultations politiques : la CARICOM accorde un sursis de 72 heures aux acteurs haïtiens

Consultations politiques : la CARICOM accorde un sursis de 72 heures aux acteurs haïtiens

Les consultations politiques menées sous l’égide de la CARICOM n’ont pas permis, à ce stade, de dégager une position commune entre les acteurs haïtiens. La séance de travail tenue le vendredi 30 janvier 2026, réunissant des représentants de partis politiques et des organisations de la société civile, s’est achevée sans consensus ni proposition formelle à soumettre à l’organisation régionale.

Face à cette impasse, la CARICOM a décidé d’accorder un délai supplémentaire de 72 heures, prolongeant ainsi le processus de concertation jusqu’à mardi soir. Cette extension vise à offrir aux différentes parties un temps additionnel pour poursuivre les discussions et tenter de parvenir à un terrain d’entente minimal, dans un contexte marqué par une profonde crise institutionnelle.

Des divergences persistantes

Les échanges ont mis en lumière de fortes divergences entre les participants. Certains acteurs ont été critiqués pour des positions jugées excessivement partisanes, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité d’une solution émanant exclusivement des Haïtiens, sans pressions ni orientations extérieures.Cette ligne de fracture illustre les difficultés persistantes à construire une vision commune de la transition, alors même que le pays fait face à des défis majeurs en matière de sécurité, de gouvernance et de crédibilité institutionnelle.

Une pression croissante à l’approche de l’échéance

À l’approche de la nouvelle échéance fixée par la CARICOM, la pression s’intensifie sur les responsables politiques et les représentants de la société civile. Ces derniers sont désormais appelés à dépasser leurs désaccords afin d’éviter un enlisement prolongé du processus et de contribuer à une sortie de crise susceptible de restaurer un minimum de stabilité.

La CARICOM, tout en maintenant son rôle de facilitateur, semble ainsi renvoyer la responsabilité finale aux acteurs haïtiens, appelés à démontrer leur capacité à produire une solution concertée et crédible dans un délai désormais très contraint.

Un test décisif pour la transition

Ce sursis de 72 heures apparaît comme un test décisif pour la classe politique et la société civile haïtiennes. Un nouvel échec pourrait renforcer l’incertitude institutionnelle et fragiliser davantage un processus de transition déjà sous tension, tant au niveau national que régional.

En prolongeant les consultations sans imposer de solution, la CARICOM place clairement les acteurs haïtiens face à leurs responsabilités. Ce délai supplémentaire, loin d’être anodin, constitue probablement la dernière fenêtre politique pour éviter une aggravation de l’impasse institutionnelle. L’enjeu dépasse les divergences partisanes : il s’agit désormais de préserver la crédibilité même de la transition et d’éviter un vide politique aux conséquences imprévisibles.

Jonathan Louis